Août 21

À la mémoire des malgré-nous

Vendredi soir à 18h00 les cloches des 2 églises sonneront.

 

Il y aura 75 ans, le vendredi 25 août 2017 que l’infâme ordonnance du Gauleiter Wagner a instauré l’ignoble incorporation de force sous contrainte envers les familles des Alsaciens dans la Wehrmacht, signant ainsi un crime contre l’humanité. Vingt et une classes d’âge en Alsace furent concernées, chaque famille alsacienne ou mosellane en fut victime. 135 000 Alsaciens et Mosellans demeurés français, partirent pour le front pour éviter les représailles mortelles envers leurs proches, encadrés par des Allemands baïonnettes au canon. Au total on déplora plus de 35 000 morts français par la volonté fanatique des nazis entre le 25 août 1942 et le 8 mai 1945. Ceux qui revinrent de captivité se retrouvèrent malades ou mutilés, blessés physiquement ou moralement. Le dernier rentré ne le fut qu’en 1955 . . .

Les plus jeunes encore en vie ont aujourd’hui 90-91 ans. Envers eux et envers tous ceux qui ne sont pas revenus (35%), nous devons rendre un devoir de mémoire en attribuant une grande solennité à la journée de commémoration du 75e anniversaire de cette infamie. Toute l’Alsace et la Moselle furent concernées et pour cette raison nous souhaitons ardemment que toutes les cloches de nos édifices publics, sonneront pendant 15 minutes, en mémoire des sacrifiés sur l’Hôtel de la barbarie Nazie. Nous vous demandons d’user de votre autorité pour permettre aux Maires du Bas-Rhin d’organiser une cérémonie exceptionnelle à 18 heures, dans chaque commune du Bas-Rhin pour ce 25 août 2017.
Cette manifestation, sans doute la dernière en présence de quelques anciens, a pour but de montrer que l’Alsace n’oublie surtout pas ses fils qui reposent quelque part en terre inconnue, bien loin des rives du Rhin. Mais cette action doit servir également à réaffirmer l’importance pour nous que revêt la réconciliation et l’amitié franco-allemande. L’espérance que nous fondons ainsi sur l’Europe est de nous garantir en premier lieu la paix.